vendredi 22 juin 2012

G20, Rio+20, ... La grand-messe de l’inutile...

C’est la foire aux vanités: longues poignées de main, sourires, pose en groupe comme pour les photos de classe de notre enfance, plaisanteries, badineries, on pérore, on plastronne, on conférence de presse, on rencontre au sommet, on communiqué final, on se félicite, on se satisfait, on se congratule, on sauve l’Europe, on sauve l’Europe, le monde, la planète…

Déjà De Gaulle brocardait en son temps le machin de l’ONU. Sauf que depuis, le machin a fait des petits qui sont devenus grands. À l’extérieur du bunker, des milliers de flics armes à la main: des altermondialistes manifestent, des ONG tempêtent, des lobbyistes font des affaires. À Los Cabos ou à Rio, ce sont les mêmes rituels, les mêmes ritournelles, les mêmes ridicules. On jongle avec les sigles, les milliards, les mots. Au G20, on a mis le mot ’croissance’ à toutes les sauces. François Hollande fait mine de croire que c’est pour lui faire plaisir.

M HOLLANDE se pavane, simplement heureux d’être là. Après le Mexique, direction Rio. C’est beau de se voir si beau dans le miroir des médias mondiaux. Personne n’a osé lui dire qu’à tous les G20, on exalte le retour à une croissance forte, durable et équilibrée. Les mots sont des prières. Des invocations de sorciers pour faire tomber la pluie.

Les communiqués sont prêts : il faut plus d’Europe et plus de monde, plus d’écologie et plus de croissance, plus de coopération multilatérale et plus d’aides au développement. Plus de tout et plus de tout son contraire. Tous ces hauts dignitaires sont prêts à rentrer chez eux. Pendant quelques heures, ils ont communié tous ensemble dans le mythe de la gouvernance mondiale de la communauté internationale. Une religion universelle : tous les problèmes sont mondiaux, toutes les solutions mondiales, le monde est un village, et patati et patata… Parfois, innocents que nous sommes, à la Tour de Babel qui avait tourné à la catastrophe, aux rêves d’empires universels qui ont tourné à la guerre. Et si la solution était le problème ?

Une gouvernance mondiale pour qu’aucun ne puisse gouverner son pays…

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