mercredi 29 août 2012

Novlangue et mariage pour tous


Jusqu’ici j'ignorais encore si nous avions un gouvernement ou non (un vrai!). A tel point que je ne savais même pas qui était Mme BERTINOTTI qui s'invitât dans une discussion hier soir.

Un ami, professeur de Français, me mit rapidement à jour à tel point que j'en ai même passé un bon moment tellement la novlangue socialiste porte à sourire: Non seulement, il existe bien une certaine Mme BERTINOTTI, qui est en situation citoyenne de vie (comprendre "pacsée"), mais il me chuchote même qu’elle serait un vague épouvantail de ministre déléguée à la Famille

Cet ami m'apprend aussi qu’avant de grimper au pinacle Élyséen, elle fut le –non, pardon la maire du IVe arrondissement. J'imagine donc qu'elle a conservé ses petites et grandes entrées des les organes officiels de la visibilité gay du marais.

D'ailleurs elle a été chargée par notre bon Roi de porter devant le Parlement l'engagement d'ouvrir le droit au mariage et à l’adoption aux couples du même sexe. Une urgence, me direz vous, vu à quel point la situation du Royaume est dramatique. Soit dit en passant, vous observerez que, tandis que les couples dits abusivement normaux, formés par des individus de sexe opposé, ne songent qu’à se défaire, les gays, eux, ne pensent qu’à se marier. Comme quoi rien n'est perdu dans ce monde.

En vérité, il ne faut plus dire "mariage gay" mais "mariage pour tous". Faut-il comprendre par la même occasion que désormais les enfants puissent aussi se marier et que tous nos concitoyens qui vivent avec une demi-douzaine d’épouses puissent les qualifier d'"épouses supplémentaires"? Mais attention, ne voyez pas d'amalgame avec le rapprochement de certains termes dans ce paragraphe: gay, polygamie et pédophilie sont des concepts séparés que l'on traite de manière étanche.

La langue française s'enrichit donc, au point de réenchanter jour après jour le rêve français (slogan phare des politiciens à la culotte rose).  

La ministre propose aussi une nouvelle lecture lexicale du mot "famille": A part les quelques connards facho-lepénistes de l’église Saint Nicolas du Chardonnet, nous ne dirons plus désormais "fonder une famille" ou "un foyer"  mais "faire famille". Afin d’être sûre d’avoir été bien entendue, elle a d'ailleurs répété dans son discours quatre fois l'expression "faire famille".

Ainsi, partir d'aujourd'hui donc, dans les restos branchouille de la Capitale, en prenant soin de laisser traîner votre oreille sur la table d'à côté, vous pourrez ouïr: 

  • "Quoi de neuf, Nico ?" "Oh ben j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer: Vincent et moi, allons faire famille". 

Et à la table de dames, juste à côté :

  • "Qu’est-ce que deviennent Nath et Mireille ?" "Ah, tu ne savais pas ? Mais ça y est, elles font famille !"

L’éducation nationale, sous la direction de M PEILLON prépare d'ailleurs, aux dires de mon ami, des "modules pratiques de mise à niveau du langage". Comprendre "cours de rattrapage de français". 

Aussi, aurons-nous en communion le seul idiome correct et accepté par l'organe officiel, digne de notre degré de civilisation, qui, grâce à dieu, nous fera oublier la verve de Racine, d'Hugo et de Chateaubriand.

Je reviendrai néanmoins, avec plus de profondeur, dans une note future sur cette question de société que présente le mariage pour tous en attendant d'être clair et tranché dans mon analyse. 

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