lundi 25 février 2013

De qui se moquent Cécile Duflot et Delphine Batho?



Cécile DUFLOT et Delphine BATHO clament que l'austérité tue leurs ministère, alors que leurs crédits augmentent de 2 à 20%!

Depuis la présentation du projet de loi de finance 2013, l’austérité budgétaire est tombée comme un couperet. Nos ministres ont dû se faire à l’idée terrible que les dépenses de l’État n’augmenteraient que de 6 pauvres milliards d’euros entre 2012 et 2013, ne passant que de 368,6 à 374,6 milliards d’euros.

Depuis, le spectacle est bien triste à voir : les ministères ressemblent à de véritables champs de ruines. Des ministres en guenilles observent avec désespoir le déclin de leur administration, repensant aux riches heures du passé où l’austérité ne limitait pas encore à un nombre si ridicule de milliards les augmentations de dépenses.

Comment accepter que l’État fasse l’effort de n’augmenter ses dépenses que de 6 milliards? Pendant que les contribuables font la fête avec des impôts et taxes qui n’augmentent que de 28 milliards!

C’est pourquoi certains, ou plutôt certaines, de ces ministres ont pris leur courage à deux mains. Tel l’Abbé PIERRE un jour de février 1954, la ministre de l’Écologie et du développement durable et de l’Énergie Delphine BATHO a lancé un cri de désespoir médiatique : «On est au maximum de ce qu’on peut faire en termes d’économie et de réduction des dépenses. Le Premier ministre, Jean-Marc AYRAULT, a pris des dispositions extrêmement sérieuses, on le voit dans tous les départements ministériels et nous ne voulons pas sacrifier les investissements d'avenir.»

Il faut dire que son ministère a été particulièrement touché par l’austérité. On ne lui a autorisé une augmentation de ses dépenses que de 420 millions d’euros entre 2012 et 2013 soit seulement une augmentation de 2%... C’est un émouvant cri de détresse de la part de la ministre qui est elle-même probablement à la rue depuis qu’elle a été expulsée au printemps dernier de son logement social insalubre de 108 m² seulement.

Et en parlant de logement, c’est de sa collègue Ministre de l’Égalité des territoires et du logement, Cécile DUFLOT, à qui on doit le deuxième cri de désespoir de la semaine. Étranglée par une hausse de seulement 20% des crédits de son ministère entre 2012 et 2013, c’est la voix tremblante face à l’injustice de ce monde que madame DUFLOT a crié que «personne ne peut croire que de l'austérité naîtra le retour des temps meilleurs». 

Puisse-t-elle être entendue afin qu’à l’avenir, cette belle politique de logement, si efficace, croisse de bien plus que 20% par an.

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