vendredi 30 août 2013

Le dossier Syrien


« La guerre, c'est la paix »
 
Que ce soit dans la fiction orwellienne ou dans le monde réel, les gouvernements usent des mêmes subterfuges pour tenter de faire avaler la pilule au bas peuple qui se déplace encore aux urnes, croyant naïvement avoir quelque influence sur le cours des choses.
 
« Le mensonge, c’est la vérité »
 
Ainsi, avant même que les experts onusiens envoyés à Damas pour débusquer du sarin aient rendu le moindre rapport, nos gouvernants ont décidé, pour faire triompher le droit international, de se passer de l’instance internationale pour s’engager dans une guerre. Pourtant, même si de sérieux doutes planent sur l’implication de l’armée syrienne, on sait que les rebelles islamistes disposent également de cette arme.

« L’ignorance, c’est la force »
 
Ce serait une guerre civile. Soit. Sachant que du côté des rebelles islamistes on dénombre pas moins de quatorze nationalités différentes... Comment se ranger du côté des bellicistes quand on sait que ceux que nous proposons d’aider sont les frères de ceux que nous combattons au Mali ? De plus, en permettant la victoire des islamistes, nos gouvernants vont livrer 10% de la population syrienne aux mains des salafistes qui ne manqueront pas de lui faire subir le sort des coptes égyptiens.

Quels sont les ingrédients de la désinformation?
  • Tout le monde dit la même chose. L'Huma et le Figaro sont d'accord. Dans le monde réel, avec toutes ses complexités, c'est impossible,
  • Nous sommes informés jusqu'à saturation d'un certain coté du problème et pas du tout des autres,
  • Tous les bons sont d'un coté et les méchants de l'autre,
  • L'acquiescement de l'opinion débouche sur une psychose collective. 
Mais ... où est l'intérêt de la France dans cette histoire? Et de la Grande-Bretagne? Et, même, des États-Unis? Déjà, nous n'avons plus d'argent: le déficit atteint 60md€ contre 56md€ l’an dernier. 
 
A mon avis:
  • A propos des armes chimiques utilisées: On peut en douter au vu des images diffusées où l’on peut voir les sauveteurs intervenir sans la moindre protection. En tant que pharmacien, je peux vous assurer que leur corps réagirait instantanément à ces gaz toxiques,
  • Le pouvoir en place, laïque, a toujours réussi à faire vivre en paix les différentes confessions, a accordé des nombreux droits aux femmes, et se trouve actuellement attaqué par une coalition d’opposants où les modérés sont en infériorité, 
  • Partout où des fondamentalistes musulmans sont aux commandes, la population vit une sorte de retour au moyen-âge, 
  • Partout où les rebelles islamistes se sont posés en Syrie, ils se sont livrés à des massacres de chrétiens, à des profanations ou des destructions d'églises, 
  • Que si cette guerre a lieu, elle ne servira pas les intérêts des Syriens mais ceux des gouvernants qui auront décidé de la déclarer (prestige, élections, sondages...). Ne pouvant résoudre les problèmes économiques et sociaux, la posture du chef de guerre leur permettra d’acquérir quelque lustre, 
  • Les gouvernants européens qui participeront à cette guerre le feront non pas pour défendre les intérêts de leurs pays mais pour complaire aux États-Unis qui cherchent à « pacifier » la région pour sereinement se tourner vers la zone Pacifique, objet de leurs convoitises,
Mon but n’est pas de tresser des couronnes de lauriers à Bachar el-Assad, il est clair que le régime baasiste est un régime autoritaire. Cependant, au vu de ce qu’il est advenu des printemps arabes en Tunisie, en Égypte et en Lybie, il est clair que les dirigeants européens qui ont décidé de suivre les États-Unis dans cette aventure jouent aux apprentis sorciers
 
Depuis l’antiquité le verrou syrien a toujours été un élément capital pour la stabilité de la région. Qu’en sera-t’il lorsque le pays sera tombé dans les mains des salafistes?

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