vendredi 30 août 2013

Université d'été: Le prolongement du rêve et la préparation d'un monde nouveau


L’université d’été du PS a montré une fois de plus le triste spectacle d’un exécutif divisé, totalement coupé des préoccupations du peuple et inconscient de la gravité de la situation. Avec moins d’un Français sur trois qui se dit satisfait de Jean-Marc BLAYRAULT comme premier ministre, ce dernier a néanmoins l’audace de déclarer que son action vise à « prolonger le rêve français » et « préparer un monde nouveau » ! 

Comment les Français pourraient-ils rêver, après un matraquage fiscal sans précédent de 33 milliards supplémentaires qui s’ajoutent aux 22 milliards déjà ponctionnés en 2012? Comment pourraient-ils rêver alors que le chômage explose et que les seuls emplois créés sont financés par l’impôt? Comment pourraient-ils rêver alors que l’Europe les a privés d’une partie de leur souveraineté et leur a retiré la maîtrise de leur monnaie, laissant disparaitre en dix ans un million d’emplois industriels? Comment pourraient-ils rêver alors que notre balance commerciale est passée en dix ans de l’équilibre à un déficit de 70 milliards? Comment pourraient-ils rêver alors que selon l’INSEE, leur niveau de vie a baissé en 2012 pour la première fois depuis trente ans? Comment pourraient-ils rêver alors que le pays est ruiné, avec ses 1900 milliards de dettes et une croissance nulle, mais qu’il faut en plus aider les pays européens en faillite? Comment pourraient-ils rêver alors que cinq millions de Français n’ont pas de mutuelle, tandis qu’on soigne gratuitement chaque année 220.000 sans papiers sans aucune limitation de dépenses? Comment pourraient-ils rêver alors qu’on leur demande toujours plus d’efforts pour sauver leur retraite, mais que tout étranger arrivé en France à 65 ans et n’ayant jamais travaillé ni cotisé, a droit à 780 euros de retraite par mois? Comment pourraient-ils rêver alors que le pays manque cruellement de logements? Comment pourraient-ils rêver alors que les deux tiers d’entre eux ne se sentent en sécurité nulle part, mais que la garde des Sceaux n’a d’autre obsession que de vider les prisons en supprimant toute incarcération pour les peines inférieures à cinq ans ? Comment pourraient-ils rêver avec l’échec flagrant de l’intégration et la montée des communautarismes qui divisent la société et augurent de lendemains tragiques pour les générations futures ?

La vérité est que la France a dilapidé l’héritage des trente Glorieuses et ne cesse de s’enfoncer dans la pauvreté et l’insécurité. En 1980 nous avions le cinquième niveau de vie au monde, derrière les États Unis, la Suède, la Suisse et le Luxembourg, et devant le Japon ou l’Allemagne. Nous avions éradiqué les bidonvilles et nos banlieues vivaient en totale sécurité. Trente ans plus tard, des pans entiers de la république sont devenus des zones de non droit, où l’autorité de l’Etat n’est plus reconnue. Des camps insalubres fleurissent par centaines autour des villes de France, exaspérant les riverains par des nuisances insupportables. 

Par conséquent, une France qui se paupérise et se balkanise de jour en jour, une France qui n’assure plus la sécurité élémentaire de ses citoyens, qui est tout le contraire de cette « justice sociale » dont la gauche se gargarise à longueur de journée, une telle France ne fait plus rêver personne. Et il y a fort à parier que ce « monde nouveau » que nos minustres préparent, nous fera regretter encore davantage « le monde d’avant », celui des trente Glorieuses, que les dirigeants de tous bords ont été incapables de préserver. Et si les Français sont si pessimistes, c’est qu’ils ont pris conscience que leurs enfants ne connaîtront jamais cette période bénie du plein emploi et d’une croissance forte, qui propulsa la France au rang de nation moderne avec ses TGV, son parc nucléaire, ses chantiers navals, ses fusées Ariane et ses Airbus. 

Mais tout ça, c’était avant.

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