mardi 8 octobre 2013

Une semaine de plus dans le terrier de Bugs Bunny


Formidable semaine encore, où l’impréparation l’a disputé à l’amateurisme et au foutage de gueule.

Flash-back sur un week end marqué par la polémique du travail dominical qui semble ulcérer la partie la plus dogmatique de la gauche et qui n’est pas la plus éloignée des ors de la république. En clair, faut-il donner la possibilité aux commerçants (principalement les grandes enseignes nationales) d’ouvrir le dimanche? Notons ici que pour un pays qui compte officiellement 3 millions de chômeurs et officieusement sans doute le double, le fait de se poser une telle question est absolument ahurissante. Mais passons. Si nous devions relever toutes les incohérences de ces branquignoles, il me pousserait des lettres de clavier au bout des doigts… Fidèles à leur incompétence et surtout sans ligne politique claire, chaque minustre passé devant un journaliste y est allé de son sentiment: du « oui mais » au « mais non », on a eu un éventail surréaliste de commentaires, y compris de la part de minustres dont le supposé champ de compétence n’a aucun rapport avec la question. Ce qu’ils n’ont pas compris, tous autant qu’ils sont, c’est que le pays se contrefout de ce que le sous-secrétaire d’état pense ou ne pense pas, ce que veut connaître le pays, c’est le point de vue du gouvernement de la France sur le sujet. Bon, ben le pays attendra puisque l’exécutif a pris une décision pleine de courage: il crée une commission! Comme le souligne Le Monde cette semaine, l’archaïsme est aux commandes du pays et surtout à gauche, personne n’a réfléchi pendant les longues années d’opposition, à une possible évolution de la législation devant les nouveaux modes de vie, de consommation et de commerce. Déterrons juste, pour conclure le sujet, une citation datant de 2008, au moment où le président précédent se prononçait pour un assouplissement de cette législation du travail dominical. Un député socialiste, retraité de la fonction publique et maire de Nantes déclamait à la tribune de l’Assemblée: « Ce n’est pas parce que le président s’ennuie le dimanche qu’il faut supprimer le repos dominical ». Choupinet appréciera.

Pendant ce temps au Mali…La pseudo guerre éclair a fait de pépère un héros à Tombouctou. Il s’est donc empressé d’inviter le président malien fraichement élu, histoire de donner de lui-même une image de winner. D’ailleurs Choupinet, s’était auto-congratulé à la tribune Onusienne, serrant très fort son gros cul, en vantant les résultats obtenus dans le désert malien. Mais raté, le nouveau Président a dû écourter sa visite en France pour cause… de retour de la guerre civile dans le Nord du Pays, là même où la France avait acquis une victoire éclatante sur le terrorisme! Combats des insurgés contre l’armée régulière, retraits des rebelles touaregs des négociations avec le pouvoir, attentat suicide meurtrier à Tombouctou… On a connu des victoires militaires plus éclatantes, non?

Quant aux sondages: l’IFOP pour le JDD annonce la couleur d’un automne biblique: 23% de bonnes opinions dans le baromètre de septembre, 2 % des sondés se disant quand même « très satisfaits » de l’action de Choupinet! Mais comme le dit BIRENBAUM dans le Huff de lundi, l’important n’est pas la chute…. mais l’atterrissage! Et justement, il se rapproche dangereusement du record absolu de « popularité », 22%, atteint en 1991 par Mitterrand

Et pour le chômage: l’action de Choupinet est quand même marquée d'une série de records. L’élection du corrézien devait résoudre comme par magie les problèmes structurels de l’économie française et donc le chômage devait retrouver des proportions politiquement et socialement acceptables. Pari gagné, à la fin de cette année, le taux devrait flirter les 11% de la population active. Et encore, ne sont comptabilisés que les « catégorie A », et pas tous les actifs en formation, en mini contrats ou en jobs fictifs (les emplois d’avenir, vous savez…) parce qu’occupés par des contrats aidés financés par nos impôts.

Quant à la dette: « Moi président » affirmait que la dette publique n’augmenterait pas. Bonne nouvelle! Elle pulvérisera cette année le plafond ABSOLU, à quasiment 2000 milliards d’euros, soit plus de 95% du PIB! Et ce n’est pas fini, puisqu’elle augmente toujours de 3000 euros par seconde, soit 120 milliards de plus par an en 2013 et 2014. Cela valait bien le coup d’augmenter les impôts, non? En 2014, le taux de prélèvement obligatoire va connaître en record en France pour s’établir à 46,5% du PIB. Du jamais vu! Bref, Pépère, aux commandes ça marche du tonerre! Pour ceux de ses électeurs de mai 2012 qui seraient tenté de nous la faire à l’envers et de dire « j’savais pas, on nous l’avait pas dit, ce n’est pas de notre faute… », je citerai ici le rapport de la Chambre Régionale des Comptes du Limousin, à propos de la gestion de son département, la Corrèze, entre 2008 et 2012: 
«On peut reprocher à M. Hollande de n’avoir pas mis en place de véritable politique de désendettement, et de n’avoir que peu diminué les charges, tout en poursuivant une hausse de la fiscalité»
D’autres questions? Non? On passe à la suite.

Deutschland über alles: Il est intéressant de noter qu'Angela remporte haut la main les élections législatives allemandes. On se souvient de notre petit apparatchik qui, une fois élu, allait faire plier l’Allemagne, fustigeant, on a cru rêver, « l’intransigeance égoïste » de notre voisine! Non mais allo quoi! Une tentative grotesque d’épreuve de force qu’il prit bien vite dans les dents. Dimanche soir, ce fut un défilé de socialistes français aigris sur nos antennes télé. Ainsi l’incomparable, l’inénarrable CAMBADELIS, ce con, y est allé d’un bilan fabuleux tellement il était fantasmé: l’austérité, la surévaluation de l’euro, le système bancaire, l’énergie, la casse sociale, etc. Comme si le modèle français faisait ses preuves et que la France socialiste pouvait donner des leçons! A croire que les allemands sont des fous masochistes! Non, CAMBA, tes rêves collectivistes t’embuent les yeux: les allemands savent ce qu’ils doivent à leur chancelière et ont refusé, en masse, la moindre expérience qui se rapproche de près ou de loin à une politique de gauche. Et le même jour, on apprenait, comme on l’a vu plus haut, que Pépère faisait quasiment 80% de mécontents… Cruel, non? espèce de bouffon...

En tout cas ce qu’il faut retenir de ces élections, c’est qu’Angela va pouvoir très librement appliquer son modèle d’organisation de l’Europe et de la zone Euro. Son modèle est très simple: L’Europe ne peut fonctionner que si les partenaires respectent le règlement intérieur. La zone euro pourra être une zone de solidarité si et seulement si les partenaires donnent des garanties et s’y tiennent. En clair, que chacun paie ses dettes ou se donne les moyens de le faire et tout ira bien.

Enfin, rappelons tout de même que les fondamentaux de l’économie allemande valent à MERKEL cette réélection triomphale. Une austérité budgétaire assumée, le refus du financement par la dette, la réduction massive du poids de l’état (moins 400 000 fonctionnaires sur ses 2 premiers mandats!) et la baisse des impôts pour soutenir l’investissement et la consommation (donc la croissance). En un mot, exactement l’inverse de la politique menée par le petit corrézien précipité par erreur aux commandes du joufflu bâteau « Fraônce »!

Enfin bon. De toute façon hein, foutu is foutu. @llez bonne journée ^^

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