mardi 11 février 2014

Ce que le conducteur de taxi ne vous dira pas


Les taxis ont encore bloqué Paris pour protester contre la concurrence jugée déloyale des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Les taxis parisiens se plaignent d'avoir une licence hors de prix à acheter, licence pouvant dépasser les 200 000 euros. Les taxis disent crever la dalle et bosser 10 à 15 heures par jour pour des clopinettes. Les taxis parisiens disent avoir plus de charges à payer que les VTC. Ils disent aussi avoir recours à des formations pour être meilleurs quand les VTC n'ont rien à faire si ce n'est prendre le volant.

Bref les taxis parisiens, puisque c'est essentiellement eux qui manifestent, sont en colère. La concurrence, ça les énerve.

Oui, c'est bien beau tout cela mais ce que les taxis parisiens ne vous disent pas, c'est que si les licences sont si chères, c'est parce qu'ils en ont eux-mêmes organisé la rareté en validant depuis des lustres le principe du numerus clausus limitant le nombre de nouveaux entrants dans la profession. Ce que le taxi parisien ne vous dit pas non plus, c'est qu'avec les VTC, lorsque la voiture arrive, le compteur n'affiche pas déjà 8 ou 10 euros. Normal, me direz-vous, dans les VTC, il n'y a pas de compteur. C'est vrai, avec eux, l'avantage, c'est que pour le prix de la course, tout est dit d'avance. Ce que le taxi parisien ne dit pas aux micros de BFM, c'est qu'un chauffeur de VTC met un point d'honneur à avoir une voiture nickel, généralement un modèle moyen ou haut de gamme, aussi propre dehors que dedans parce que entre chaque course, le gars, il fait le ménage. Ce que ne dit pas le taxi parisien, c'est que lorsque vous montez dans un VTC, le chauffeur a le sourire, vous dit bonjour, s'assure que tout va bien, que la climatisation n'est pas trop forte, que la musique ne vous indispose pas - d'ailleurs, probablement, vous proposera-t-il de choisir vous même la radio que vous voulez écouter -, certains iront même jusqu'à vous signaler qu'il est possible de fumer dedans. Mieux encore, rien qu'en vous regardant, le VTC saura s'il doit faire la conversation ou se taire. Ce que le taxi parisien ne vous dit pas, c'est que le VTC, lui, son terminal de paiement par carte bancaire fonctionne en permanence, jamais en panne; les chèques, il prendra si nécessaire. Ce que le chauffeur de taxi ne vous dit pas non plus c'est que le chauffeur VTC n’oubliera jamais de descendre pour vous ouvrir la porte et vous aider à décharger vos éventuel bagages. Le chauffeur VTC a toujours le sourire lui et rendre service à son client, qu'il considère comme un client et non comme "une prise en charge", fait partie du job. Ce que le taxi parisien ne vous dit pas, c'est que le VTC parlera le Français et sans doute une autre langue à l'instar du taxi parisien dont nombre d'entre eux ne feront aucun effort pour parler l'anglais ou une quelconque autre langue internationale. Ce que le taxi parisien ne vous dira pas non plus, c'est que le VTC est toujours là à l'heure et qu'il ne vous entubera pas sur le parcours ou le tarif

Les chauffeurs de taxi parisiens peuvent continuer à se plaindre autant qu'ils veulent pour défendre leurs intérêts corporatistes, il faudra juste qu'ils comprennent, pour peu qu'ils acceptent de penser par eux-mêmes et non par syndicalistes interposés, que les temps changent et que faire le taxi ne suffit pas, il faut en plus assumer un service, de qualité s'entend.

En Italie, en Allemagne, au Royaume Uni, à Hong Kong, à Shanghai, à New York ou Chicago, les VTC existent depuis fort longtemps et je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler de concurrence déloyale ni d'opérations escargots emmerdantes de la part des taxis classiques..

Ah oui, au fait, ce que ne vous disent pas les chauffeurs de taxis parisiens, c'est que les VTC sont utilisés à 80 ou 90% par des hommes et femmes d'affaires pour des déplacements professionnels; alors concurrence oui, mais point trop...

4 commentaires:

  1. Et moi chauffeur de taxi je vous dit que le jour ou la nuit 365 fois par an quand vous ou votre femme ou un de vos enfants sera dans un coin perdu ,voir bien zone ...vous serez peut etre bien content de voir arriver ce chauffeur de taxi sur lequel vous crachez si volontier et il vous ramenera pour quelques euros ! Même vous :((

    RépondreSupprimer
  2. Et la prochaine que vous prendrez un taxi ...quand votre vtc preferé ne sera pas libre ! Donnez lui dès le depart la même somme que vous demande votre CHER vtc ...vous verez le chauffeur de taxi sera charmant ...pour peut que vous ayez daigné dire bonjour ...le petit personel apprecie ce genre d'attention .Monseigneur.

    RépondreSupprimer
  3. J'ai toujours été aimable, même dans des moments difficiles. Pourtant, les chauffeurs de taxis se sont permis des réflexions, parfois nauséabondes. Ou encore, quand vous préciser votre destination à la centrale (G7 notamment) et qu'au moment où le taxi arrive : "Ah non c'est trop loin", fait un tour puis finalement reviens avec 20 € au compteur. Je refuse, ce n'est pas à moi d'être au bon vouloir du chauffeur, mais à lui d'offrir un service de qualité. D'ailleurs, en Suisse, ça ne se passe pas comme ça, les chauffeurs sont aimables. Et puis ceux qui sont bon, on prend leurs numéro, pour leurs donner des courses régulièrement, les recommander. Je suis un parisien, qui aime la fête, les sorties nocturnes. Aller trouver un taxi à 4h du matin un samedi. Et puis c'est aussi à la tête du client, un taxi vous accepte puis s'en va car il a trouvé mieux. Alors VTC, certes plus cher, mais plus aimable.
    Mais en France, on a peur du changement, de la concurrence, on est très conservateurs. Dommage ?

    RépondreSupprimer
  4. Que faut-il faire pour devenir conducteur de taxi ? C'est un travail qui m'intéresse depuis mon enfance. Il faut que je me renseigne à Taxi Sainte-Foy Sillery Québec.

    RépondreSupprimer