mardi 14 octobre 2014

Le score de l'équipe de foot face aux égorgements


Les islamistes continuaient d’égorger au couteau ébréché de plus en plus d’otages. Hélas pour eux, dans l’indifférence générale. On s’y était fait. Ce qui était au départ apparu comme le summum de la cruauté s’était peu à peu transformé en statistiques. Les premières décapitations avaient fait un tabac. On poussa les hauts cris ici et là, on parla d’inacceptable barbarie, on évoqua d’éventuelles et terribles représailles. Et puis, comme toutes les choses qui se répètent, on finit par s’en lasser, ça devint un chiffre comme celui des morts de la route, du tabac ou du suicide, en bien moindre…

Pour relancer la machine à indigner, on égorgea les nouveau-nés de volontaires humanitaires, on tourna des vidéos de viols collectifs de leurs femmes avant qu’on ne les crucifie, mais ce ne furent au départ que des demi-succès avant qu’ils ne rencontrent la plus parfaite indifférence. On engagea alors, à prix d’or, des communicants de pointe pour tenter de relancer l’intérêt mais rien n’y fit. Ahmed Abdel Trucmuche, l’homme qui décapite plus vite que son sabre, fit un temps renaître l’espoir: quarante Amerloques, dix Angliches, huit Franchouillards et deux Chleus zigouillés en 60 secondes chrono, d’un coup net, d’un seul, il faut reconnaître que ça avait de la gueule. Mais, que voulez-vous, même les plus étonnants numéros de music-hall fatiguent à la longue…

Le principal problème des barbares est leur barbarie. Leur cerveau arriéré leur interdit de comprendre la mentalité de l’occidental d’aujourd’hui. Ils croient sottement pouvoir l’influencer par de dérisoires mises en scènes, ils pensent pouvoir ainsi instiller l’effroi dans son esprit. Seulement, l’occidental a bien d’autres préoccupations. Quelques exécutions sommaires pratiquées dans le trou du cul du monde, quoi qu’il prétende, l’intéressent bien moins qu’un retard de paiement de ses allocations, que le futur score de l’équipe qu’il soutient ou que le prochain tirage du loto.

Il y a des pros chargés de ces affaires: on les envoie larguer quelques centaines de tonnes de bombes sur la tête de ces connards, lesquelles font bien plus de victimes en beaucoup moins de temps qu’Ahmed Abdel Trucmuche au mieux de sa forme, victimes dont on se fout au point de ne pas prendre la peine de les mentionner. Et le monde continue de tourner…

Les barbares vivent dans un monde de foi violente. Notre monde est fait de spectacle et d’indifférence où les bons sentiments affichés dissimulent mal la vacuité morale. Quelque part, le barbare nous prend pour son égal, son semblable, son frère. Il tente de nous frapper là où ça lui ferait mal. Il se trompe. Des décennies d’abrutissement nous ont rendus quasi-invulnérables aux attaques externes. Nous ne saurions mourir que des maux internes qui se développent sous notre impénétrable cuirasse. 

C’est de ces derniers que nous n'échapperons pas !

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