mardi 28 octobre 2014

Nouvelles lois mémorielles en vue


- Pendant que VALLS inaugure la FIENTE FIAC en compagnie de Zahia DEHAR (زاهيه ديهار), une call-girl Algérienne de 22 ans et de nationalité fwançaise, devenue une VIP incontournable pour tout l’établissement qui bave devant elle au triple motif de sa carrosserie, de ses origines et de sa réussite récente comme créatrice de lingerie…,
- Pendant que le Pédalonaute repose négligemment sur le coin de son bureau, dans la corbeille "réponses à voir", le banal courrier de Bruxelles qu’il s’est bien gardé de nous montrer,  
- Pendant que je-ne-sais-trop-qui expressément mandaté par la France essaie de convaincre JUNKER de reporter de quelques jours l’installation de la Commission en prétextant… la Toussaint chômée! Cela pour éviter au PS de perdre un siège au parlement (l’Europe entière se tord de rire),
- Pendant que le gouvernement promet à trois radsoc dévalués l’euthanasie pour tous et pour toujours en échange de 2,95% de la représentation nationale pour les deux ans à venir (ou moins),

Pendant toussa, donc, les dossiers avancent et le rythme des réformes s’accélère.  

La preuve : Christiane TAUBIRA a très officiellement annoncé qu’elle allait présenter un amendement au projet de loi de finances pour 2015. Un truc qui va passer sans problème puisque, pour une fois, il ne vise pas à déglinguer un peu plus la réponse pénale et ne mange pas (trop) de pain :

De quoi s’agit-il ? – De "reconnaître le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève subi par les mineurs lors du grand mouvement de l'automne… 1948." Il s’agit de "réparer l'injustice" commise durant les grandes grèves de 1948 à 1952 marquées par de très violents heurts avec les forces de l'ordre. Près de 3 000 d’entre eux avaient été licenciés et des centaines poursuivis en justice, certains condamnés à des peines de prison ferme [sous la houlette de gouvernements Socialo-Radsoc - NDLR].

Bien sûr, le projet d’amendement prévoit le versement d'allocations réparatrices dont le montant sera fixé par l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs. Comme il n’y aurait plus aujourd’hui qu’une trentaine de mineurs et ayants droit pouvant en bénéficier, ça va passer comme lettre à la poste, le compassionnel, le mémoriel et l’inculture historique aidant…

Mais ce n’est pas tout. Le mémoriel et le commémorationnel sont des armes à tirer dans les coins qui ne sont jamais neutres: TAUBIRA entend aussi perpétuer la mémoire de ces évènements. Elle souhaite que "les programmes scolaires et de recherche en histoire et en sciences humaines accordent désormais aux grandes grèves de 1948 et 1952 la place qu'elles méritent."…

Or de quoi s’agit-il vraiment ? L’instrumentalisation à coup d’émotionnel et de compassionnel du sort fait alors individuellement à un tas de pauvres types encadrés et manipulés par les gros bras des syndicats ne vise qu’à élever au rang des mythes fondateurs positifs ces grands mouvements de grève insurrectionnelle. Ayant nécessité le recours à l’armée et le rappel de réservistes, ces troubles de haut niveau d’intensité étaient déclenchés et orchestrés par le Parti Communiste sur ordre expresse donné par Moscou à Jacques DUCLOS lors du virage stratégique pris par le Kominform en 1948. Avec des répliques jusqu’en 1952, quasiment donc jusqu’à la mort de STALINE (février 53)…

C’est ça qui va venir remplir les têtes blondes (ou non) pour remplacer Louis XIV et Napoléon III, Poitiers et Valmy, PASTEUR et Jules FERRY. C’est vrai que le Monomotapa n’y suffira pas…

Mais au-delà de cette anecdote, les lois mémorielles sont inconstitutionnellesCes lois outrepassent le champ de compétence de la loi défini par la Constitution. Le rôle de la loi est d’édicter des normes, non pas d’être déclarative. L’interprétation à donner à tel ou tel événement historique ne figure pas au nombre des attributions du Parlement.

C’est aussi l’avis -qui ne peut être récusé- de Robert BADINTER, ancien président du Conseil Constitutionnel : 
"Les lois mémorielles, que j’appelle des lois compassionnelles, sont faites pour panser des blessures et apaiser des douleurs (...) et n’ont pas leur place dans l’arsenal législatif. (...) La loi n’a pas à affirmer un fait historique, même s’il est indiscutable. Et j’ajoute que la Constitution ne le permet pas." (www.marianne2.fr, Ibid.)
Par le vote d’une loi mémorielle, l’histoire est assignée devant un tribunal et l’acte d’accusation est dressé, par anachronisme, au vu des représentations et de l’idéologie dominantes du moment. L’histoire n’a pas à être jugée par des procureurs aveugles, elle doit être étudiée sans passion et sans haine. 

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