mercredi 29 octobre 2014

Remi FRAISSE, jeune martyr mort pour rien sauf pour les lobbys écolo gaucho nihilistes


Dans la nuit de samedi à dimanche, lors de sympathiques et pacifiques échanges de vues entre manifestants rameutés de partout afin de défendre une cause aussi importante que juste (la France occupe 0.5 % de la surface habitable de la terre ...) et forces de l’ordre en mission, un malheureux jeune homme a trouvé la mort. Les gendarmes mobiles, soit affectées par une curieuse allergie aux jets d’engins incendiaires, soit animés par un souci de réciprocité ont à leur tour lancé des grenades offensives en direction des militants en faveur de la préservation des zones humides. Il arrive que de telles armes blessent. Il est fort improbable qu’elles tuent. La malchance a voulu que le jeune Rémi FRAISSE meure au cours de ces échanges d’amabilités et que cette mort ait été causée, reste à déterminer de quelle manière exacte, par l’explosion d’une grenade. S’ensuivirent de nombreux mouvements d’humeur en divers lieux avec leurs naturelles conséquences que sont les incendies volontaires, les bris de vitrines et les justes déprédations que tout bon citoyen frappé par un deuil cruel commet en pareil cas. MM. BOVE, MAMERE et consorts exprimèrent comme faire se doit leur véhémente tristesse et leur juste indignation. Le ministre de l’intérieur décida dans la foulée que désormais de grenades offensives on n’utiliserait plus. Et bien évidemment, le chantier fut suspendu.

Ce fait divers me pose questionS comme le fit, en son temps l’affaire MERIC. 

J’en évoquerai quelques unes:
  • Est-il tout à fait inconcevable que la responsabilité de tels drames soit en partie attribuée aux organisateurs de manifestations pacifiques contre telle ou telle initiative décidée démocratiquement par les assemblées compétentes? En effet, en transformant en enjeu national un chantier local dont l’importance est presque anecdotique n’avaient-ils pas conscience qu’il y attireraient toute une faune de jeunes extrémistes autant désireux de mesurer leurs ardeurs combattantes à celle des forces de l’ordre que de préserver l’habitat du crapouillot farceur à crête mauve-burne?
  • Ne serait-il pas imaginable que M. BOVE, qui apporta à la manifestation l’incommensurable poids de sa présence aimée, ainsi que les organisateurs auraient pu s'assurer qu’un service d’ordre l’encadre et s’assure de sa dispersion de manière à éviter des troubles plus que prévisibles?
  • En suspendant l’usage d’armes de défense qui jusqu’alors n’avaient, à ma connaissance, blessé que des manifestants qui s’en étaient saisis pour les renvoyer à leurs expéditeurs, ne transmet--il pas aux manifestants violents le signal que leurs jets d’armes offensives (car le cocktail Molotov en est une) ne saurait aucunement entraîner une riposte proportionnée? Autrement dit qu’ils peuvent commettre leurs actes criminels sans encourir le moindre risque ou au plus une riposte des gendarmes nouvellement équipés pour les circonstances de renoncules et de patates, armes parfaitement inoffensives?
  • Est-il interdit de considérer que la présentation d’une personne participant à des échauffourées prenant place bien des heures après la dispersion d’une manifestation comme un brave garçon pacifique est, quelle que soit la tristesse de son destin, un rien abusive? Que faisait se petit prince de la botanique à une manifestation aussi dangereuse?
  • En suspendant, comme l’exigeaient les dirigeants écologistes, le chantier du barrage, ne donne-ton pas raison aux partisans de l’action violente et n’affaiblit-on pas la démocratie?
  • Quand l’inénarrable Noël MAMERE déclare qu’ « on ne construit pas un barrage sur un cadavre », mis à part le ridicule de sa formule, ne se rend-il pas compte qu’il utilise lui-même ce cadavre pour tenter d’obtenir une décision allant dans le sens de ses options politiques?
  • Est-il déraisonnable de penser que ces professionnels de la contestation institutionnalisée que sont MM MAMERE, BOVE et consorts agissent dans le meilleur des cas comme des apprentis-sorciers que les conséquences de leurs paroles dépassent et au pire comme des boute-feux exploitant cyniquement comme autant d’idiots utiles des jeunes animés d’un idéal soi-disant généreux et commettant en son nom des actions aussi violentes qu’inexcusables sans même les condamner ne serait-ce que du bout des lèvres?
Répondez comme vous le voulez à ces interrogations. 

Pour moi les choses sont claires: au-delà du drame individuel et familial que représente toute mort violente ou pas, cette affaire ne peut que miner encore plus le peu qui reste d’autorité publique et ne saurait que servir très provisoirement les thèses de gens qui finiront eux-aussi par être emportés par la tourmente qu’ils participent à susciter.

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