lundi 13 octobre 2014

Une semaine en France - Saison 3, Ep 10


Dimanche dernier, c’était jour de Manif à Paris et à Bordeaux. Finie la peur des djihadistes. Oubliée la crainte de voir la barbarie à nos portes. Non, la vraie menace, ce n’est plus les coupeurs de gorge du désert. Ceux-là, ma foi, on en fera notre affaire et après tout, il faut bien que jeunesse se passe. Non, le vrai danger, il vient des dangereux activistes en jupe-culottes et poussettes cannes qui ont pris le pavé dimanche dernier: La Manif pour Tous. Comme devant chaque mouvement de foule, l’Etat PS a pris peur et a donc tenté de déminer la veille en criant dans La Croix, tiens donc, que la GPA est et restera interdite en France. Sauf que ça ne marche pas comme ça: on peut interdire une pratique mais si on en légalise les conséquences, ladite interdiction n’est qu’un mauvais écran de fumée. Puisque désormais l’Etat est prêt à reconnaître les enfants nés de GPA à l’étranger, c’est une légalisation de fait à l’étranger. Et parce qu’il faut bien nous prendre pour des abrutis jusqu’au bout, il nous a promis une initiative internationale contre cette pratique qui, paraît-il, le révolte. Et puis, comme on a de la mémoire, nous reproduisons ici l’extrait d’une interview que Manu a donné en 2011 au magazine Têtu:
« Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j’y suis donc favorable ».
Alors que tu sois pour ou contre, après tout, Manu, on s’en tamponne les balloches. Ce qui compte, c’est qu’encore une fois, tu nous prends pour des bambis…

Gay Pride toujours, on se souvient qu’en pleine campagne d’Etat pour le mariage homo, le ministre de la (ré)éducation nationale avait alors encouragé toute la communauté éducative, élèves en tête, à aller consulter largement la fameuse «Ligne Azur » au nom de cette sacro-sainte lutte contre les discriminations sexuelles. Le ministère avait donc assuré une promotion large et complète à ce service assuré par Sida Info Services. Une circulaire dédiée au sujet, signée du ministre, invitait le personnel pédagogique à:
« relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la Ligne Azur ». 
Les familles catholiques s’en sont émues et ont donc saisi le Conseil d’Etat. Gentiment, la plus haute juridiction a estimé que l’Education Nationale avait fait preuve de « légèreté » en soutenant la Ligne Azur. « Légèreté », le mot est particulièrement faible… Le Conseil d’Etat a estimé que certains aspects étaient « pour le moins critiquables ». Ils étaient en tout cas en contradiction avec « les principes de neutralité de l’école et de liberté de conscience ». Évoquant le fait que certaines pratiques illégales (usage de drogues, pédophilie…) étaient mentionnées, il a relevé que l’interdit n’était à aucun moment souligné.

Sinon, il se raconte en ce moment dans les couloirs de Bruxelles que la Commission pourrait retoquer le budget français présenté la semaine dernière. L’hypothèse qui semblait invraisemblable quelques années en arrière pourrait devenir réalité cette année. Un « manquement grave » aux engagements de la France qui dataient pourtant de juin dernier! L’été meurtrier, en quelques sortes! En réalité, la police budgétaire s’agace non seulement des dérapages qui apparaissent de moins en moins contrôlé du déficit des comptes publics mais aussi du manque de sérieux sur le déficit structurel: en clair, les traités laissent une petite marge de manœuvre aux états si ces derniers font des efforts sur leur train de vie, c’est à dire le déficit « nettoyé » des aléas conjoncturels. Or, dans le cadre de la France, la « trajectoire budgétaire » prévoyait une baisse de 0,8 point de ce fameux déficit structurel. Le problème est que les chiffres fournis ces derniers jours par Paris font apparaître une baisse de 0,2 point seulement. Soit quatre fois moins que promis  Ce dérapage de 0,6 points de PIB, une paille de 12 milliards d’euros quand même, dépasse la tolérance européenne fixée à 0,5 point! Les bruits de couloir sont alarmants pour notre exécutif en bois : « depuis le début de l’été et malgré les mises en garde, les Français n’ont plus rien fait pour corriger le tir budgétaire », résume un expert. En attendant, le clown MOSCOVICI, qui s’imagine déjà en Père-la-rigueur européen, a du compléter son grand oral raté par un exercice écrit. Et s’il a eu le job, ce n’est ni pour sa compétence ni la force de ses convictions, on s’en doutait, mais plutôt par le petit jeu des alliances et oppositions entre gauches et droites européennes. Minable.

D’ailleurs, les rumeurs se font de plus en plus insistantes: Bruxelles va bien retoquer le budget français. En tout, la patrouille européenne somme la France de trouver 8 milliards de plus en économies ou en recettes additionnelles, pour ternir dans la limite du déficit structurel toléré. Et parallèlement demander un train de réformes structurelles avec un calendrier précis et vérifiables. D’ailleurs, bien que ces peintres s’en défendent, ils travaillent sur un plan B, chacun se lançant dans une sortie médiatique bidon, histoire de noyer le poisson. La tactique est simplissime, et bien connue: on lâche des sujets qui fâche pour finalement, faire comme si on renonçait et faire passer une augmentation d’impôts ailleurs. En clair? C’est LE GUEN qui dit que la durée et le niveau des indemnisations chômage étaient sur la sellette et devraient être discutés. C’est le PS qui veut mettre fin aux allocations familiales universelles et les réserver aux plus modestes. Comme ça, on va annoncer qu’on « renonce » à ces pistes (renoncer à un truc qui n’avait pas été envisagé, donc qui n’existe pas, c’est très fort…) et qu’on ne procédera (probablement) qu’à une petite augmentation de la TVA!… C’est un peu comme l’histoire du gamin de 18 ans qui appelle ses parents pour leur dire qu’il part de chez lui pour s’installer avec son amant, Günter, 50 ans, néonazi allemand, délinquant et drogué, rencontré sur Internet. Et que de toute façon, il ne faut pas qu’ils aient de regret vu qu’il est séropositif, il n’en avait plus pour très longtemps… Devant les parents effondrés, le môme avoue enfin que c’était en réalité une blague, que tout va bien, tout cela est faux, il a juste raté son bac… Ouf!

Autant l’avouer tout de suite : REBS a lâché la rampe cette semaine. Le ministre des chômeurs semble au bout du rouleau. Qu’est-ce qu’il s’est passé  Oh, 3 fois rien: Il s’est juste laissé aller sur le tapis d’un baveux de province. Au point que son ministère a été obligé d’intervenir pour planquer l’interview… Mais il y avait quoi, dans ce papier? Le fait que ce monsieur est un libéral! C’était même le titre retenu pour l’article! Oh putain, les gars, on a perdu REBSAMEN… Que disait-il, le François, hormis le fait qu’il avait toujours été libéral et qu’il s’était toujours battu pour ça? Il tombait à bras raccourci sur le PS: 
« Les socialistes ne vivent plus comme les gens: les élus ne connaissent pas le terrain. Ils ne savent pas comment la vie se déroule dans un HLM… »
Au ministère, on est un peu gêné aux entournures sur la question:
« Il ne s’agit pas d’une interview. Elle n’a pas été relue et comporte de nombreuses inexactitudes »
… Ben voyons. 

Cette semaine il y a eu une décision de justice passée complètement sous les radars de la presse aux ordres. Pourtant, l’affaire est pour le moins énorme. En effet, la justice a bien confirmé que le plus gros CE de France, à savoir celui d’EDF, était vérolé. Le procès a abouti à la bagatelle de 12 condamnations: 8 personnes physiques et 4 personnes morales dont la CGT et le journal rouge L’Humanité, ont été condamnées. Ils ont été reconnus coupables de détournements de fond, d’abus de confiance, de complicité ou encore de recel. Et la liste aurait pu s’allonger, le tribunal n’ayant pas retenu l’escroquerie et l’enrichissement personnel… Les faits sont limpides: Le détournement d’argent de Comité d’Entreprise d’EDF pour financer des emplois fictifs et des prestations au bénéfice de la CGT… Une sénatrice PCF, Brigitte GONTHIER-MAURIN, a été reconnu coupable d’avoir occupé un emploi fictif payé par le CE alors qu’elle bossait, tranquillou, à la fédération du parti communiste des Hauts-de-Seine… C’est marrant, mais dans ce cas précis, quelque chose me dit que le pognon du patron, elle le trouvait tout de suite plus acceptable… Précisons quand même que la justice aurait pu être plus lourde si EDF n’avait pas décidé de se retirer de la liste des parties civiles à l’ouverture du procès… On ne va pas se fâcher avec la poignée de cégétistes qui peuvent vous foutre la boite par terre, quand même!… Le capitalisme d’état, ce n’est plus qu’une question de copinage ou de favoritisme à peine déguisé, c’est de l’escroquerie en bande organisée. En fait je crois que je préfère la mafia aux fonctionnaires: au moins, en Sicile, il y a un code d’honneur…

Un ami qui me veut du bien a retrouvé, je ne sais où, quelques pages du dossier de la campagne présidentielle du candidat Pépère. Et c’est très rigolo de comparer les données macro calculées par le candidat et son équipe… et la réalité 2 ans 1/2 plus tard. Enfin rigolo ou cruel, ça dépend si on fait partie des 13 % qui lui font encore confiance ou des 85% qui n’en peuvent plus de voir sa face bovine. Comme disait Coluche, il vaut toujours mieux s’engueuler avec les moins nombreux! Ainsi, les jolis graphiques du candidat nous « promettaient » une croissance de:
  • 1,7% en 2013, 
  • 2% en 2014 et 
  • 2,5 % de 2014 à 2017! 
La réalité de la France Orange Mécanique fut saignante:
  • 0,3% en 2013, 
  • probablement moins que ça en 2014 vu un premier semestre à 0, et 
  • 0,4% attendus en 2015 selon l’INSEE, pourtant toujours optimiste… 
Ca pique, non? L’objectif de désendettement est lui aussi littéralement explosé! Alors que le candidat s’engageait à une ratio de dette sur PIB de 88% en 2014 pour atterrir à 80% en 2017, la réalité a montré la justesse des calculs: juillet 2014, et l’année n’est pas finie, la dette a crevé le plafond de 2000 milliards et dépasse les 95% de PIB! Quant à la baisse du déficit, le petit document prévoyait un retour aux 3% de déficit en 2013, 2,3% en 2014 et 0% en 2017! Si on arrête de rêver et qu’on regarde les vrais chiffres, le déficit devrait atterrir à 4,4% en 2014… Pour viser 3% en 2017!!! Au regard de ces chiffres, de 2 choses l’une: soit le gnome nous a vraiment pris pour des jambons, soit son équipe était vraiment constituée de chèvres atomiques.

Serrage de ceinture, mais pas pour tous! Un rapport cité par le JDD fait état d’une véritable explosion du déficit des collectivités locales en 2012 et 2013. Ce déficit, intégré à celui de l’Etat, est passé de 3,7 milliards d’euros en 2012 à 9,2 milliards en 2013! Plus du double, donc, en une année! Et cette hausse de l’endettement est notamment due à des embauches et au recours à des emprunts… En période de disette budgétaire, cette augmentation surprend… Précisément, la masse salariale a augmenté de 3,1% en 2013 après avoir déjà crû de 3,5% en 2012, en raison notamment de recrutements nouveaux… C’est vrai qu’en 2012, les collectivités étaient quand même sous-équipées, chacun a pu s’en rendre compte… Résultat: le trou dans les caisses des finances locales, à plus de 9 milliards donc, équivaut à 10% de l’ensemble des déficits publics, contre moins de 3% en 2012… La bonne gestion, ce n’est pas encore pour tout de suite…

C’est une des conséquences de l’inconséquence de pépère: un président si mauvais, ça aiguise les appétits. Tellement mauvais qu’il met LE PEN a un niveau qu’on a quand même du mal à croire: à plus de 30% au premier tour selon certains sondages, l’IFOP la donnant même largement vainqueur en cas de 2° tour face au nain sortant. Alors forcément, les couteaux sont tirés et chacun fait ses plans sur le crash de la comète HOLLANDE. SARKO pense qu’il faut passer par réunifier la droite. Peut être que ça sera la bonne carte. Ou pas. JUPPE se rêve en champion de toutes les gauches, y compris la droite, dans un second tour face à LE PEN. Et à gauche, on n’est pas en reste: le weekend dernier, c’est MONTEBOURG qui faisait sa rentrée non pas dans PIPIPETTI, ça c’est fait, mais dans la course à l’échalote présidentielle. Il se rêve en chevalier d’une vraie gauche (comprenez face à la « fausse gauche » aujourd’hui aux affaires) défiant le sortant dans des primaires que tout le monde à gauche imagine sans le dire. Son calcul est simple: pépère ne sera pas en mesure de se présenter, ou en tout cas de briguer un second mandat automatiquement, sans passer par la case « primaires ». Et là, il pense pouvoir fédérer la gauche tradi… Bien sûr, il aura AUBRY, notamment, sur sa route. D’ailleurs il a commencé à se la mettre dans le viseur ce weekend. Ainsi, à droite comme à gauche, on aiguise les couteaux…

Sinon, c’est la tournée de Manu. Après Berlin, et son fiasco, il est allé à Londres cette semaine pour aller pleurer. Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, il a aussi pris sa fessée. Sans parler de sa danse du ventre à la City, le cœur de la finance européenne, pour dire tout le bien qu’il pensait d’elle… En fait, c’était évident, VALLS venait plaider sa cause chez nos créanciers: jamais l’Etat n’a autant eu besoin de la finance pour payer son train de vie dispendieux! Il faut savoir que nous allons emprunter, en 2015, quelques 190 milliards d’euros sur les marchés, record français! Alors ça valait bien une petite visite pour lécher un peu la rondelle de ceux qui permettent à cette clique de politiciens véreux de poursuivre… L’Angleterre, comme l’Allemagne, a parfaitement compris que le monde avait changé et qu’il fallait s’y adapter. S’adapter à la mondialisation, s’appuyer sur l’innovation et les entrepreneurs, faire confiance aux individus et faire des efforts de compétitivité pour renouveler la demande, notamment à l’international. La comparaison de nos 2 pays d’ailleurs est douloureuse pour nous! D’abord, ils ont fait le choix de se réindustrialiser en relançant l’investissement: de ce côté de la manche, pépère l’a fait fuir en surtaxant le capital! Ensuite, ils ont remis sur pied leur système financier! Résultat, Les porteurs de capitaux et les intermédiaires se sont réinstallés à Londres et ce n’est pas pour des raisons climatiques! Et l’économie anglaise profite à plein de l’arrivée d’investisseurs de tous horizons! De notre côté, on encadre les salaires, on tue les stocks options et on condamne, globalement, la réussite en surimposant les grosses rémunérations… Enfin, ils se sont attaqués à la dépense publique et au mammouth administratif tout en modérant les hausses de salaires et en encourageant les chômeurs à prendre des petits jobs, même mal payés. Résultat, une économie proche du plein emploi, une croissance attendue de près de 3% cette anné ! Chez nous, rappelons-le, on préfère payer les gars à ne rien faire plutôt que de les remettre dans l’emploi, et donc comme résultat le chômage de masse, une dépense publique qui ne cesse de s’alourdir qui fait qu’aujourd’hui près de 60% de la richesse nationale est absorbée par l’Etat pour un service rendu de piètre qualité. Et l’économie française est ensablée, les perspectives de croissance sont nulles (et ce sont l’INSEE et le FMI qui l’ont publié cette semaine), les perspectives sont sombres. Par contre, tout va bien à l’Elysée: alors que l’été indien s’installait sur Paris, il semblerait que Julie Point G et pépère aient fait quelques piqueniques dans le parc du Palais. Chouette…

A part ça, HIDALGO a de l’à-propos. Interrogée sur le coup de rabot du congé parental décidé par ces copains aux affaires, elle a avoué cette semaine qu’elle « n’avait jamais été fan d’une situation qui éloignait les femmes du monde du travail pendant longtemps ». C’est vrai qu’en tant que retraité de la fonction publique depuis l’âge de 51 ans, l’éloignement du travail, elle sait ce que c’est! 

A part ça, l’Elysée est un peu gênée pour frapper les djihadistes en Irak, se concentrant sur des objectifs matériels. La raison est simple: la présence de français, en nombre, parmi les combattants… Si en plus le nain a la main qui tremble au moment de frapper l’ennemi, on va vraiment avoir du mal… 

A part ça, on a été un peu dur avec les pilotes Air France qui ont cloué leurs avions au sol pendant 2 semaines. Easy Jet, notamment, estime que la grève d’Air France lui a rapporté 6,4 millions d’euros. 

A part ça rien.

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