mercredi 13 mai 2015

L'éternelle victime


J’aime Christiane TAUBIRA pour ce qu’elle est. J’admire la gouvernance habile de son parcours personnel. Je hais par dessus tout ce qu’elle fait et surtout ce qu’elle ne fait pas depuis qu’elle est au gouvernement. Je combats ce qu’elle dit depuis toujours et pour longtemps encore.

Cette semaine, la ministre de la justice se met en scène dans Paris Match, le magazine people pour médiocres par excellence. Simplement cela, est-ce décent ? Est-ce respectueux pour les Français dans la haute fonction qu’elle occupe, et pas seulement sur le plan symbolique ? De toute évidence, Christiane TAUBIRA tombe dans le bling bling qui avait tant été reproché à Nicolas SARKOZI, mais avec les prétentions égocentriques de l’éternelle victime en prime.

Par surcroît, la garde des Sceaux se compare à Roger SALENGRO, dont le suicide en 1936 aurait été la conséquence d’attaques racistes répétées. Ainsi, elle titre dans le Figaro : «Il n’auront pas mon suicide». Qu’elle se rassure, personne ne veut son suicide. A t-elle seulement remarqué que racisme n’a pas de couleur ? Le racisme anti-blanc est devenu une réalité que nous vivons tous les jours en France à travers les crachats que nous essuyons dans les rues de nos villes.

Certes, les attaques racistes dont elle été la cible sont inacceptables, les comparaisons animalières ineptes. Les voyous qui se sont amusés à cela ont été condamnés, cela est juste. Mais est-elle une exception en cela ? Doit-elle tout rapporter à sa négritude que personne ne remarque, sauf à ce qu’elle veuille nous la rappeler ? Doit-elle son parcours brillant à ses seules qualités ? Les valeurs de la République qu’elle aime tant claironner ne l’ont-elles pas un peu aidée ? Ses talents d’oratrice n’ont-ils pas été salués par tous après le vote du mariage pour tous, même par ses opposants ? Qu’elle le reconnaisse, elle n’est pas une victime, mais une privilégiée du système.

Mais le plus indécent dans ses ritournelles est de systématiquement masquer sa situation nantie par les crimes dont son ascendance a pu être victime, l’esclavage. Oui, elle est noire et guyanaise, mais fut bénie par quatre enfants et connut un parcours politique plutôt pistonné, G.O. oblige, apparemment au-delà de la seule compétence qu’elle démontre au ministère de la Justice. En réalité, sa négritude domienne lui confère une rente de situation, celle d’être un symbole de la gauche égalitariste. Au fond, Christiane TAUBIRA est la Rama YADE de François HOLLANDE. Le sait-elle ?

Cette fois, le mélodrame de sa vie mis en scène dans la presse-people flirte avec la fiction. Mais peut-être ne veut-elle que vendre son dernier livre intitulé «l’esclavage raconté à ma fille», la narration de «son combat», un livre autobiographique paru aujourd'hui, les lamentations revues et corrigées.

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